February 26, 2021

Dans un monde décentralisé, Twitter ne serait pas l’arbitre de la liberté d’expression

Dans un monde décentralisé, nous n’avons pas à nous en remettre à une surveillance humaine.
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par Adrien Treccani, CEO METACO
CET ARTICLE A ÉTÉ PUBLIÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR BEINCRYPTO.COM LE 17 FÉVRIER 202

 

Alors que les cryptoactifs ont un potentiel incroyable en matière de démocratisation de la finance — une faculté d’autant plus visible maintenant que nous sommes dans le cycle du hype — la blockchain offre aussi des applications plus vastes et bien plus importantes.

Dans un monde décentralisé, nous n’avons pas à nous en remettre à une surveillance humaine.

Et ce système est plus juste, plus sûr et plus transparent qu’un système où le pouvoir est centralisé et où, par exemple, les PDG d’entreprises privées peuvent décider de ce qui relève ou non de la liberté d’expression ou ce que les gens peuvent faire en matière de bourse.

 

Libérer la blockchain

C’est Vitalik Buterin, le fondateur de la blockchain Ethereum, qui a été le premier à attirer l’attention du public sur le potentiel plus vaste de la blockchain .

Son intention initiale était d’améliorer l’écosystème de paiement du Bitcoin. Mais il s’est vite rendu compte que la blockchain pouvait supporter tous les types de transactions imaginables. Et cela a ouvert toute une série de nouvelles possibilités.

C’est la technologie des contrats intelligents qui rend cela possible : des contrats écrits en code et déployés dans la blockchain. Ces contrats sont conçus pour s’exécuter eux-mêmes lorsque des critères prédéterminés sont atteints et vérifiés par le réseau.

Quand on y pense, bon nombre de nos interactions quotidiennes comportent un aspect contractuel. Cela signifie donc que les contrats intelligents possèdent un nombre d’utilisations possibles extrêmement élevé.

Certaines sont très simples, comme les transactions de vente et d’achat. Mais le principe peut aussi être appliqué à des scénarios complexes comme la gestion d’identité et de réputation, la prise de décision institutionnelle et, oui, même l’application de la loi.

Parce qu’ils sont auto-exécutoires, les contrats intelligents sont beaucoup plus efficaces que les procédures qu’ils cherchent à remplacer. Ils ne nécessitent ni contrôle externe, ni mécanismes d’application, ni vraiment aucun autre intermédiaire.

Mais ce qui rend les contrats intelligents vraiment intéressants, c’est que contrairement aux transactions traditionnelles, ils ne demandent ni confiance ni bonne foi, deux choses qui sont loin d’être acquises dans le monde d’aujourd’hui.

Si les conditions préalablement convenues dans un contrat intelligent sont remplies et que les calculs mathématiques vérifiés par le réseau confirment que tout est valide, la transaction s’effectuera et ne pourra pas être annulée.

 

Le problème de la centralisation

Chris Dixon, expert en cryptomonnaie, soutient que les systèmes centralisés suivent un cycle de vie très prévisible en forme de S.

 

« Quand ils débutent, ils font tout ce qu’ils peuvent pour recruter des utilisateurs et des agents externes comme des développeurs, des entreprises et des groupes médiatiques… pour donner plus de valeur à leurs services… »

Mais

« à mesure que les plateformes [sic] progressent en suivant la courbe d’adoption en S », poursuit-il, « leur pouvoir sur les utilisateurs et les parties tierces ne cesse de croître. »

Lorsque la courbe atteint son sommet, la relation revient à un échange à somme nulle. Pour que le système continue à se développer, le moyen le plus simple consiste alors à extraire autant de données que possible des utilisateurs et de cannibaliser des services qui jusqu’alors étaient complémentaires.

Chris Dixon évoque évidemment les dangers de la centralisation dans la technologie. Mais il n’est pas exagéré d’affirmer que cela s’applique aussi d’une manière plus générale.

La centralisation concentre le pouvoir entre les mains de quelques-uns. Au fil du temps, leurs intérêts commencent à entrer en concurrence avec ceux de leurs utilisateurs, avec des conséquences telles que le manque de transparence et une approche de recherche de rente.

La centralisation crée également un point de défaillance unique qui peut potentiellement causer l’effondrement de tout le système.

Cela s’est produit en 2008, lorsque les difficultés de banques devenues trop importantes pour faire faillite ont provoqué une récession mondiale. Mais comme le prouvent la prise d’assaut du Capitole américain et la décision ultérieure des géants des réseaux sociaux de bloquer Donald Trump, le risque d’échec généralisé et de conséquences imprévues et involontaires s’applique aussi aux gouvernements et à notre contrat social dans son ensemble.

Les défaillances dévastatrices ne sont pas toujours dues à des manquements ou à des piratages. Les personnes physiques et les organisations, y compris les gouvernements, peuvent prendre de mauvaises décisions, que ce soit pour cause d’erreur de bonne foi, d’incompétence, de corruption, ou pour toute autre raison.

 

La promesse de la blockchain pour un avenir meilleur

Vitalik Buterin, fondateur d’Ethereum, distingue trois types de décentralisation :

  • Architecturale : combien de composants physiques forment l’ensemble
  • Politique : combien de personnes ou d’organisations contrôlent à terme le système
  • Logique : existe-t-il une seule interface et des structures de données ou un arrangement plus amorphe

 

Le véritable potentiel de la blockchain réside dans la suppression de la centralisation politique et architecturale pour remettre le pouvoir entre les mains des utilisateurs finaux et fournir ainsi un mécanisme de gouvernance plus sûr.

Un système décentralisé, sans accord de confiance et apatride permet d’éliminer l’influence du gouvernement lorsque cela s’avère utile.

Il peut ouvrir de nouvelles opportunités aux personnes exclues des systèmes traditionnels en raison d’obstacles arbitraires empêchant leur accès à ces systèmes.

Et il peut nous aider à créer des versions améliorées d’organisations centralisées comme Twitter : sécurisées, privées, et où l’histoire ne peut pas être détournée par des intérêts personnels qui apprennent à se jouer du système.

La blockchain ne résoudra pas par magie tous les maux de la société. Mais en supprimant les intermédiaires et en permettant de véritables interactions entre pairs, nous pourrons mieux cadrer les intérêts et les motivations.

Adrien Treccani est CEO chez METACO, une société fournissant un système de gestion de monnaies digitales à l'industrie bancaire et financière.
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